Forte chaleur en entreprise : 90 % des salariés concernés jugent les ventilateurs insuffisants
Au travail, un ventilateur peut-il encore être considéré comme une réponse suffisante face aux fortes chaleurs ? Alors que les épisodes de canicule s’intensifient, les entreprises sont-elles réellement prêtes à protéger leurs salariés, ou restent-elles trop souvent dans une logique d’adaptation provisoire ? OberA a interrogé 3 713 actifs en France afin de mesurer leur perception des équipements à disposition, l’efficacité réelle des dispositifs et les solutions jugées les plus sérieuses pour bien travailler lorsque la température grimpe. Les résultats révèlent un décalage net entre les attentes des salariés et les réponses encore trop souvent limitées sur le terrain.
Chaleur au travail : l’eau fraîche en tête, mais près d’un salarié sur cinq sans solution
En période de chaleur, l’eau fraîche reste la première solution mise à disposition par les entreprises, citée par 28 % des Français, devant les ventilateurs (16 %) et la climatisation (15 %). Mais le plus préoccupant concerne 18 % des salariés qui déclarent ne bénéficier d’aucun dispositif.
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Eau fraîche | |
| Ventilateurs | |
| Climatisation | |
| Stores / protections solaires | |
| Aucun dispositif | |
| Rafraîchisseurs d’air | |
| Je ne sais pas |
Ventilateurs seuls : une réponse jugée insuffisante ou symbolique par 85 % des salariés concernés
Parmi les salariés concernés, 85 % estiment que le ventilateur seul ne suffit pas à répondre aux attentes de confort et de prévention en période de forte chaleur.
Lorsque l’entreprise ne met que des ventilateurs à disposition, le constat est sans appel : 63 % des Français jugent cette solution insuffisante ou surtout symbolique. Parmi les répondants qui peuvent disposer de ventilateurs (hors salariés non concernés à 26 %), cela représente près de 85 %.
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Non, c’est surtout symbolique | |
| Non, c’est insuffisant | |
| Je ne suis pas concerné | |
| Oui, dans certains espaces seulement | |
| Oui, largement |
Des ventilateurs qui brassent surtout de l’air chaud
Plus d’un actif sur deux (57 %) déclare avoir déjà travaillé souvent ou parfois dans un lieu où le ventilateur brassait surtout de l’air chaud. En incluant ceux qui l’ont vécu rarement, l’expérience concerne près de 9 salariés sur 10 (88 %).
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Oui, parfois | |
| Rarement | |
| Oui, souvent | |
| Jamais | |
| Je ne sais pas |
Les Français veulent des solutions professionnelles, pas du bricolage
Les rafraîchisseurs d’air professionnels arrivent en tête des solutions jugées plus sérieuses qu’un simple ventilateur, devant la climatisation et l’isolation.
Pour dépasser le simple ventilateur, 29 % des actifs privilégient d’abord les rafraîchisseurs d’air professionnels, devant la climatisation (23 %) et l’isolation/protections solaires (17 %). Ce classement traduit une attente claire pour des dispositifs concrets, visibles et adaptés au terrain.
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Rafraîchisseurs d’air professionnels | |
| Climatisation | |
| Isolation / protections solaires | |
| Réorganisation des horaires | |
| Espaces de récupération rafraîchis | |
| Réduction temporaire d’activité en cas de forte chaleur | |
| Je ne sais pas |
Des entreprises trop inactives
Seulement 11 % des salariés estiment que leur entreprise anticipe réellement avec des équipements et une organisation adaptée face aux épisodes de forte chaleur.
Face aux épisodes de forte chaleur, seuls 11 % des Français estiment que leur entreprise anticipe avec des équipements et une organisation adaptée. À l’inverse, 87 % décrivent une réponse insuffisante, entre bricolage (29 %), retard (23 %), adaptation laissée aux salariés (18 %) ou quasi-absence d’action (17 %).
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Elle fait surtout du bricolage : ventilateurs, bouteilles d’eau, fenêtres ouvertes | |
| Elle agit, mais souvent trop tard | |
| Elle attend que les salariés s’adaptent eux-mêmes | |
| Elle ne fait presque rien | |
| Elle anticipe réellement avec des équipements et une organisation adaptée | |
| Je ne sais pas |
Des ventilateurs inefficaces pour 90 % des salariés concernés
Parmi les salariés disposant de ventilateurs, 90 % décrivent une efficacité limitée voire contre-productive en période de forte chaleur.
Quand il fait très chaud, seuls 7 % des actifs estiment que les ventilateurs améliorent réellement le confort. Parmi les salariés qui en disposent (72 %), près de 90 % décrivent une efficacité limitée, voire contre-productive : air chaud déplacé, action trop localisée ou gênes supplémentaires.
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| Nous n’avons pas de ventilateurs | |
| Ils soulagent un peu, mais ne règlent pas le problème | |
| Ils créent d’autres gênes : bruit, courants d’air, poussières, gêne entre collègues | |
| Ils déplacent surtout l’air chaud | |
| Ils sont utiles uniquement à proximité immédiate | |
| Ils améliorent réellement le confort | |
| Je ne sais pas |
Dès 30 °C, le ventilateur décroche pour 8 salariés sur 10
Le seuil critique se situe clairement autour de 30 °C, cité par 35 % des répondants, confirmant que le ventilateur est perçu comme une solution d’appoint vite dépassée.
Pour 80 % des actifs, un simple ventilateur ne suffit plus dès 30 °C ou ne constitue jamais une réponse suffisante en période de forte chaleur. Le seuil critique se situe clairement autour de 30 °C, cité par 35 % des répondants.
| Réponse | Résultat |
|---|---|
| À partir de 30 °C | |
| À partir de 28 °C | |
| Le ventilateur ne suffit jamais en période de forte chaleur | |
| À partir de 32 °C | |
| Dès 25 °C | |
| À partir de 35 °C | |
| Un ventilateur suffit toujours | |
| Je ne sais pas |
« La chaleur au travail n’est plus un sujet de confort secondaire, mais un véritable enjeu d’organisation, de prévention et de continuité d’activité. Le ventilateur peut dépanner ponctuellement, mais il ne peut pas constituer à lui seul une stratégie face aux épisodes de forte chaleur. Les salariés attendent désormais des solutions plus professionnelles, plus adaptées aux usages réels et capables d’apporter un rafraîchissement efficace dans la durée. »
* Méthodologie
Enquête réalisée en ligne du 30 avril au 7 mai 2026 auprès d’un échantillon national de 3 713 actifs occupés âgés de 18 ans et plus, résidant en France. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, puis redressé par pondération, afin d’assurer sa représentativité au regard de la population active occupée en France. Les quotas ont porté sur le sexe, l’âge, la région, la catégorie socio-professionnelle, le statut professionnel, la taille de l’entreprise et le secteur d’activité. auprès d’un échantillon de 3 713 actifs occupés répondants.
Secteurs d’activité déclarés : Secteur primaire (agriculture) : 3 % | Secteur secondaire (Industrie, BTP) : 22 % | Secteur tertiaire (commerce, distribution, banque, hôtellerie, restauration) : 43 % | Secteur quaternaire (informatique, R&D, ingénierie) : 13 % | Secteur public (santé, éducation, collectivités) : 19 %


