Communiqué de presse 2 mars 2026

La mauvaise qualité de l’air au travail est aussi une facture invisible : 44 % des actifs l’estiment supérieure à 100 € / mois par poste

La qualité de l’air au travail est-elle un nouveau coût caché pour les entreprises françaises ? OberA a interrogé 3 100 actifs en France, afin de fournir des données chiffrées sur l’impact concret de l’absence de gestion de l’air — symptômes, absentéisme, baisse de productivité, temps perdu et coûts directs — et d’en mesurer la facture réelle pour les entreprises.

Une qualité de l’air au travail déplorable pour plus d’1 Français sur 2

Sur les trois derniers mois de l’année 2026, 56 % des Français en activité jugent la qualité de l’air au travail moyenne à très mauvaise. Même si 43 % la considèrent bonne ou très bonne, cet écart souligne un large potentiel d’amélioration pour les entreprises.

Sur les 3 derniers mois, comment évalueriez-vous la qualité de l’air sur votre lieu de travail ?
RéponseRésultat
Très bonne
14 %
Bonne
29 %
Moyenne
28 %
Mauvaise
17 %
Très mauvaise
11 %
Je ne sais pas
1 %

Des effets concrets sur les salariés

68 %
des personnes interrogées déclarent ressentir au moins un effet associé à l’air ambiant au travail

Durant le mois de janvier et début février — irritations (38 %), difficultés de concentration (36 %), maux de tête (31 %).

Et pour les personnes touchées, ce n’est pas anecdotique : 37 % disent que ces effets reviennent au moins 2 à 3 fois par semaine (25 % fréquemment + 12 % très fréquemment).

Au cours des 4 dernières semaines, avez-vous ressenti au travail l’un de ces effets que vous associez à l’air ambiant ? (Choix multiples)
SymptômeRésultat
Irritations (yeux/nez/gorge)
38 %
Difficultés de concentration
36 %
Maux de tête
31 %
Fatigue / somnolence
25 %
Toux
12 %
Allergies / asthme aggravés
11 %
Aucun
32 %

Si vous avez ressenti au moins un effet, quelle en est la fréquence ?
FréquenceRésultat
Rare (1–2 fois)
36 %
Occasionnel (1×/semaine)
27 %
Fréquent (2–3×/semaine)
25 %
Très fréquent (≥4×/semaine)
12 %

Combien de journées d’absence résultent de la qualité de l’air ?

59 % estiment avoir eu au moins 1 journée d’absence liée à la mauvaise qualité de l’air
11 % déclarent plus de 6 jours d’absence (7 % entre 6–10 j · 4 % plus de 10 j)

Sur les 12 derniers mois, 59 % des Français estiment avoir eu au moins une journée d’absence liée à des symptômes survenant ou aggravés par la mauvaise qualité de l’air au travail — et 11 % déclarent même plus de six jours. L’impact est donc bien concret sur l’activité et l’absentéisme lié à l’environnement de travail apparaît comme un coût largement sous-estimé par les entreprises.

Sur les 12 derniers mois, combien de journées d’absence estimez-vous liées à des symptômes survenant au travail ?
Nombre de joursRésultat
0
41 %
1–2 jours
22 %
3–5 jours
18 %
6–10 jours
7 %
Plus de 10 jours
4 %
Je ne sais pas
8 %

Des conséquences fortes sur la productivité

49 %
des répondants estiment une baisse d’efficacité d’au moins 6 % sur la journée

Quand l’air est jugé moyen ou mauvais — et 11 % parlent même d’une perte supérieure à 20 %.

Des faits qui sont loin d’être occasionnels : 45 % disent vivre ces journées au moins 3 jours sur 4 semaines, dont 16 % pendant plus de 10 jours. Un phénomène récurrent plutôt qu’un simple incident ponctuel.

Quand l’air vous semble moyen ou mauvais, de combien estimez-vous votre baisse d’efficacité au cours de la journée ?
Baisse d’efficacitéRésultat
0 %
17 %
1–5 %
27 %
6–10 %
25 %
11–20 %
13 %
Plus de 20 %
11 %
Je ne sais pas
7 %

Un enjeu direct de performance et de continuité d’activité

Lors d’épisodes de mauvaise qualité de l’air, 41 % des répondants constatent une baisse de vigilance et près d’un quart évoquent des erreurs plus fréquentes (23 %) ou des retouches (19 %). Plus préoccupant encore, 17 % déclarent des arrêts ou ralentissements d’activité, alors que seuls 29 % n’observent aucun impact.

Au cours des 12 derniers mois, avez-vous constaté l’un des impacts suivants lors d’épisodes de « mauvais air » ? (Choix multiples)
ImpactRésultat
Baisse de vigilance
41 %
Erreurs plus fréquentes
23 %
Reprises ou retouches
19 %
Arrêts ou ralentissements
17 %
Plaintes clients internes
9 %
Aucun
29 %

Des temps perdus qui s’accumulent vite

59 % perdent au moins 15 minutes par semaine à cause d’un air dégradé
14 % déclarent perdre au moins une heure par semaine
À combien estimez-vous le temps perdu par semaine à cause d’un air dégradé ?
Temps perduRésultat
Moins de 15 min
41 %
15–30 min
27 %
30–60 min
18 %
1–2 heures
8 %
Plus de 2 heures
6 %

Des démissions causées par la mauvaise qualité de l’air ?

68 %
estiment que la qualité de l’air a joué sur leur motivation ou leur envie de rester dans l’entreprise

33 % « un peu », 18 % « beaucoup » — et 17 % en font déjà un motif de départ envisagé.

La qualité de l’air n’est plus un détail et devient même un enjeu concret d’engagement et de fidélisation des talents. En effet, 68 % des répondants estiment qu’elle a joué sur leur motivation ou leur envie de rester dans une entreprise. Le chiffre encore plus marquant : 17 % en font déjà un motif de départ envisagé.

La qualité de l’air a-t-elle joué sur votre motivation ou votre intention de rester dans l’entreprise ?
RéponseRésultat
Pas du tout
30 %
Un peu
33 %
Beaucoup
18 %
C’est un motif de départ envisagé
17 %
Je ne sais pas
2 %

Des coûts encore flous mais bien présents

Les problèmes d’air intérieur se traduisent aussi par des coûts bien réels : 38 % des répondants estiment que leur entreprise a dépensé au moins 1 000 € sur l’année, et près d’un sur dix (9 %) évoque même plus de 20 k€. Mais le chiffre le plus évocateur est celui des personnes qui ne se prononcent pas : 31 % avouent ne pas savoir chiffrer ces dépenses, signe que le poids de ce poste de coût est encore mal mesuré.

Sur les 12 derniers mois, pouvez-vous estimer les coûts liés à des problèmes d’air intérieur ?
Estimation annuelleRésultat
0 €
14 %
Moins de 1 000 €
17 %
1 000 – 5 000 €
16 %
5 000 – 20 000 €
13 %
Plus de 20 000 €
9 %
Je ne sais pas
31 %

Une facture invisible mais bien présente

44 % estiment un coût d’au moins 100 €/mois par poste pour l’entreprise
19 % évaluent ce coût au-delà de 250 €/mois (dont 9 % au-delà de 500 €)

Selon 44 % des Français, la mauvaise qualité de l’air coûte au moins 100 € par mois à leur entreprise pour leur seul poste, dont 19 % au-delà de 250 € (et 9 % au-delà de 500 €). Malgré ce ressenti chiffré, 22 % ne savent pas l’estimer, ce qui laisse présager que les pertes de productivité liées à l’air intérieur restent largement sous-évaluées dans les organisations.

Quel montant la mauvaise qualité de l’air coûte-t-elle à votre entreprise en moyenne par mois, pour votre poste ?
Estimation mensuelle / posteRésultat
0 €
26 %
1–25 €
5 %
26–50 €
3 %
51–100 €
11 %
101–250 €
14 %
251–500 €
10 %
501–1 000 €
7 %
Plus de 1 000 €
2 %
Je ne sais pas
22 %

« Cette enquête montre que le mauvais air au travail n’est pas seulement un ressenti : c’est un coût opérationnel, fait de productivité perdue, d’absentéisme et de perturbations d’activité. Cela renforce les actions d’OberA, et met à profit notre expertise qui consiste à diagnostiquer rapidement les causes, prioriser les actions efficaces et transformer un angle mort en gains mesurables pour les équipes et l’entreprise. »

Thibaut SAMSEL Dirigeant et fondateur d’OberA

Méthodologie

Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 3 100 actifs occupés (salariés, managers et dirigeants) résidant en France, âgés de 18 ans et plus.

Sondage effectué en ligne du 13 au 24 février 2026, via le panel de répondants BuzzPress. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, région, catégorie socio-professionnelle, statut professionnel, taille d’entreprise et secteur d’activité), puis par pondération à partir de données INSEE.

Profils des entreprises : Services aux particuliers (27 %) · Services aux entreprises (24 %) · Secteur public/parapublic (18 %) · Industrie/production (16 %) · Construction/BTP (8 %) · Transport/logistique (6 %)